Une charmante créature...

Publié le par ileauxnattes

Extrait ...

 

À peine le temps de faire un peu de sociologie, ni de rêver, ni même de vider mon verre, lorsqu'une créature, grande, belle, yeux noisette, genre Naomi Campbello, s'approche de moi.
Franchement, elle est vraiment chouette cette jeune femme couleur «café au lait». Il est vrai qu'ici, j'ai observé que les Malgaches hommes et femmes peuvent être clairs de peau, moyen foncé ou très foncé.
Pas timide du tout la nana ; le sourire ravageur, elle entame la conversation.

  - J'ai pensé que sans ma présence vous risquiez de vous assoupir assez vite, alors me voilà. 
 
- Bonsoir, c'est peut-être vrai, je viens d'arriver sur l'île et le voyage peuplé de baleines a été mouvementé et s'est éternisé. Donc, j'aspire à du repos, mais bon vous êtes là maintenant...  
 
- Alors, avant de sombrer, je suis persuadée qu'il vous reste encore quelques forces, à défaut d'envie, pour me faire danser ce slow… qui vient de débuter. 
Effectivement, dans ma torpeur je n’écoutais plus  l'orchestre, ni la série de 'frotte-frotte' qui venait de remplir la piste. D'autant que le disjoncteur venait de sauter, le grand noir pendant deux minutes, les bougies fleurissent, juste le temps de réveiller le groupe électrogène à cette heure totalement indue. Par chance, l'alimentation de secours a fonctionné, il y a tellement de groupes et d'alternateurs qui ne démarrent pas quand une panne survient ou sur une demande aléatoire.
Sans trop me forcer et sans beaucoup d’efforts pour m'extraire du canapé, je me glisse dans le peloton de danseurs et accepte d'enserrer cette dame. Je me prends aussi à vouloir lui démontrer qu'un Français assure en gentleman et que notre réputation n'est pas surfaite. Il faut bien, nous, les camarades masculins le rappeler de temps à autre... Je me plais aussi à espérer qu'après cette série de slows, nous aurons des tangos et là, avec mes pas argentins, elle verrait que je renverse encore malgré les ans...

Suite...
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Extrait 2...

Il m’explique :
    - Je terminais une visite sur Lonkintsy lorsque j'ai entendu les forces de police lancer un appel à assistance médicale.  Aussitôt, je me suis rendu sur les lieux pour trouver un type d'allure chinoise gisant au sol sans connaissance et sa jeune amie prostrée et muette à une dizaine de mètres de lui.
Comme je connais bien la piste en question, une chute de moto ne m'étonne en rien et j'ajoute:
   
- Mais c'est banal, ton affaire de chute de 'pétoire', et pourquoi donc te retrouver chez les argousins après ?
   
- Ah voilà, la suite est plus cocasse ! 
Dépêche-toi et raconte vite…
   
-  Les policiers, prévenus par la gazelle via le téléphone, ont trouvé en arrivant sur les lieux la moto renversée contre un gros rocher, la dulcinée choquée et curieusement la roue avant éloignée à cinq ou six mètres. Et surtout, surtout, les boulons ....  et  ....
   - Oh, là, là, je crois deviner... À cette heure, où est notre Pékinois ?
  
- À l'hôpital, depuis que je l'ai remis en état partiel, mais son traumatisme .... 

Suite...
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Extrait 3

Le jeune commissaire, lui aussi adepte expérimenté de la plongée, demande discrètement s’il peut examiner l'équipement de la victime. Accompagné du directeur du club, il disparaît dans le local technique. Par réflexe, il s'intéresse à la bouteille, ouvre la vanne d'admission et renifle l'extrémité buccale. Une odeur curieuse s'échappe du flexible. Une moue et des simagrées intenses apparaissent sur son visage et, déjà, une intime conviction lui trotte dans la tête... Mais il garde le silence sur son constat et ses impressions et tente d’expliquer par une boutade sa grimace en prétextant une vaque odeur résiduelle d’algues ou d’oursins... 

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